Skip to main content

Cet été, pédale douce !

Celui qui fera mieux que l’inventeur de la roue n’est pas encore né.
Finalement, quoi de neuf, aujourd’hui ? la dernière application pour smartphone dont personne n’a besoin mais que tout le monde feint de trouver géniale par crainte de passer pour un bolos ? Bof.
En revanche, on doit une fière chandelle au type hirsute qui a inventé la roue après une nuit blanche à se triturer le crâne, parce qu’il en avait ras-le-gourdin de traîner des troncs d’arbres. Car c’est à partir de cette aube-là que tout s’est enchaîné sur un engrenage bien huilé. Par manque de place, je vous épargne la période entre le Néolithique et 1817, date à laquelle un baron allemand a mis au point la première Laufmaschine (« machine à courir »). Une trentaine d’années plus tard, quelques Géo Trouvetou français se sont saisis du dossier pour l’améliorer car tout ça, c’était bien beau, mais encore fallait-il garder l’équilibre plus de deux mètres. Evidemment, cela ne s’est pas fait sans quelques querelles de paternité de brevets, on adore ça.

Mais peu importe, aujourd’hui nous avons la bicyclette pour pratiquer au choix le cyclotourisme, la course, le VTT, le cyclocross, le free-ride, ou tout simplement pour nous rendre au travail comme le font depuis bien longtemps nos amis Hollandais, avec leur bon coup de pédale d’avance sur nous.
Ceux pour qui tout est prétexte à dimension spirituelle parlent même de « vélosophie » (philosophie du vélo), avançant que le vélo constitue « une sorte de métaphysique incarnée » car il s’agit d’un sport ou d’un mode de déplacement caractérisé par une vitesse modérée, dénué de chocs et de traumatismes, fondé sur la réitération d’un mouvement circulaire, propice à la méditation. (J.-F. Balaudé, philosophe, président d’université et adepte fervent de la bicyclette).

Pour rester simple et surtout pour vous qui avez la tête dans le guidon toute l’année, voici le conseil du jour : changez de braquet avant de dérailler, et partez à la découverte des chemins vicinaux sentant la noisette et de toutes ces minuscules routes qui font le tissu de la France. Cheveux au vent, parcourez l’île de Ré, la vallée du Lot, la Corse, les Landes, la Provence, la Bourgogne. Le seul embarras est celui du choix.
Et pour plagier la si jolie chanson interprétée par Yves Montand : quand le soleil à l’horizon profilera sur tous les buissons vos silhouettes, vous reviendrez fourbus contents… avec un petit vélo tout neuf dans la tête.

Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedInPin on PinterestEmail this to someone

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *