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La petite robe bleue de Rosalie

« Voici pour cent francs, du thym de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues,
Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d’abricots ?
Voici l’estragon et la belle échalote
Le joli poisson de la Marie-Charlotte
Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
Ou bien quelques œillets ? (…) »

Les marchés de l’été me renvoient invariablement à deux choses : la chanson sautillante de Gilbert Bécaud et la petite robe bleue dont parle Rosalie, dans sa lettre à David.

Mais ils rappellent surtout que l’on peut consommer autrement, avec les yeux, avec les papilles, l’odorat, le cœur.

Car nous tous, les conditionnés pâlichons de l’hypermarché, du Drive, des surgelés et de l’achat en ligne, nous nous ravigotons instantanément parmi les étals colorés et pimpants, dopés que nous sommes à la vue des fruits, des fleurs, des épices, des olives, des pâtisseries maison, des étoffes et créations locales…

 

Il faut vraiment prendre le temps de fureter dans tous ces marchés de plein air, souvent à deux pas du lieu de vacances. On a l’embarras du choix : les marchés du Midi et de la Provence (Marseillan «La Grenadine», Agde «Les Pescalunes», Toulon, Solliès «Le Galoubet», Saint-Cyprien-Plage «Les Jardins de Neptune» ou «Les Pierres de Jade», Banuyls, Cerbère et Collioure «Village des Aloès»). Il y a aussi tous ceux du Lot gourmand (Gramat «Les Ségalières» ou Castelmoron-sur-Lot «Port-Lalande»)…

Il sera bien temps, au retour, de pousser machinalement son caddie sous la lumière froide des néons !

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