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Formule 1 is back ! Le Var met la gomme

Je me méfie toujours de ce qui vrombit bruyamment, qu’il s’agisse d’un gros insecte ou d’un moteur. Cela vient de très loin dans le passé, d’un jour où j’avais repéré un joli cendrier vide, posé sur une étagère à ma hauteur. L’objet était plutôt délicat, en porcelaine de Limoges, doré à l’or fin. La phrase peinte dessus l’était un peu moins : «pourquoi mettre un tigre dans le moteur quand il y a un âne au volant ? ». Je n’ai jamais su à qui était destiné un tel cadeau, mais à l’époque, mieux valait ne pas poser de questions.

Quelques années plus tard, j’ai porté un regard plus intéressé sur les motorisations de luxe, surtout après avoir découvert l’Aston Martin de James Bond. Parlez-moi d’une carrosserie, avec sa calandre ultra-brite, ses pneus au bon endroit, ses ailes à la fois musclées et fuselées, sa reprise irréprochable dans les parcours vallonnés, son nœud pap’ au rétroviseur.

D’accord. Je ne comprends pas grand-chose aux voitures. Mais je conçois que l’on puisse être passionné par elles et par le sport automobile en particulier, avec ce qu’il suppose de prise de risques, de dépassement de soi (et des autres), de concentration, de vigilance, d’adrénaline, mais aussi de solidarité et de confiance entre les coureurs et leurs mécaniciens de génie. Nicky Lauda, Mc Laren, Jackie Stewart, Jean-Pierre Beltoise, Alain Prost, Didier Pironi, Fangio, Ayrton Senna, Schumacher… ces noms-là, parmi tant d’autres, ont forcément une résonance dans chaque esprit, même le plus profane. La Formule 1 tient de la mythologie, avec ses héros et ses demi-dieux. Non je ne m’emballe pas. J’explique.

En 1970, Paul Ricard, déjà papa de la célèbre boisson anisée (à consommer avec modération et certainement pas avant de conduire), a donné son nom à un circuit ultra-moderne répondant à de nouveaux standards parmi lesquels ceux de la sécurité, son obsession. Il a choisi, pour l’implanter, une langue de garrigue sur le plateau du Castellet, entre Marseille et Toulon, près de Bandol. Quatorze Grands Prix de France s’y sont déroulés.

Et donc ? Que va-t-il se passer entre le vendredi 22 et le dimanche 24 juin 2018? le Grand Prix de France de Formule 1 revient enfin au « Paul Ricard » alors qu’il était absent du calendrier du championnat du monde de F1 depuis 2008 ! L’évènement est de taille, je ne vous le fais pas dire.

A nouveau, le temps d’un exceptionnel week-end, le Var résonnera du rugissement des tigres, les pilotes inaccessibles nous feront tous rêver et leurs extraordinaires machines frissonner. Le temps de quelques tours de circuit…et puis s’en iront.

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